Du fumier pour le Doubs

Du fumier pour le Doubs

Eau

Article de SOS Loue et Rivières Comtoises du 25 janvier 2021

Lors de la rencontre de FNE-BFC avec le préfet de région BFC, celui-ci a été très intéressé par le bulletin technique d'épandage. Nous lui avons demandé que ce bulletin soit diffusé auprès de toute la région (avec adaptations si indispensable) et auprès de tous les exploitants.

Bord du Doubs, Janvier 2021. Au détour d’un chemin, cette vision. Un tas de fumier, et un épandage visiblement récent à quelques mètres du Doubs. On nous argumentera que les distances avec le cours d’eau sont respectées. Pourtant, le sol est visiblement détrempé avec de belles flaques… Et il faudrait qu’on ne s’inquiète pas ? Il faudrait qu’on se persuade que cet azote-là ne rejoindra pas le Doubs ? Qu’il ne traversera pas le sol karstique poreux de la région, ou encore qu’il sera certainement stoppé par la ripisylve, ces végétaux qui bordent les rives ? Qui peut croire ça ?

Cet épandage sur sol détrempé, sur la nappe du Doubs, et que ce soit fumier ou lisier, n’a aucune raison d’être à cette saison. Et encore moins à cet endroit.

Bord du Doubs, janvier 2021

Bord du Doubs, janvier 2021

Qu’en pense la chambre d’agriculture ? Qu’en pensent les syndicats agricoles ?

Rappel de la réglementation

Article 1 – arrêté préfectoral du Doubs du 11 avril 2014

Article 1 – arrêté préfectoral du Doubs du 11 avril 2014

Le bulletin technique d’épandage, utile mais pas suffisant

Aujourd’hui, la chambre d’agriculture du Doubs fait un travail remarquable à travers l’édition régulière d’un Bulletin Technique Epandage diffusé sur son site (voir lien en cliquant ici). Ce bulletin est sous-titré, « Les agricultures agissent pour la qualité de l’eau !« . Pour voir le dernier bulletin du mois de Décembre 2020, cliquez ici.

Bulletin technique épandage Décembre 2020

Bulletin technique épandage Décembre 2020

La force des recommandations de ce bulletin est leur souplesse au fil des saisons et de la météo mais leur faiblesse est que leur application est tributaire du volontariat et qu’elles n’appellent en soit, pour la plupart, aucune sanction. À l’heure de l’informatique généralisée, il nous semble que des arrêtés préfectoraux pourraient accéder aux même souplesses tout en apportant les contraintes nécessaires à la protection de l’environnement.

Ne pas agir alors que des moyens existent nous donne le sentiment que l’ensemble des autorités passent par perte et profit l’économie de la pêche à la mouche et les rivières dévastées au profit de l’agriculture et qu’elles semblent ignorer l’urgence à obtenir des résultats sur les milieux et l’impatience générale qui monte dans les milieux environnementaux.

Pour sauver les rivières, il est urgent d’interdire tous les épandages en hiver

NB : L’information a été transmise à la DDT, à la DCSPP ainsi qu’à l’OFB avec emplacement précis.